Total Jazz

24.50

Publiés dans le magazine "Jazzman", repris en album par le Seuil en 2004, ces courts récits, enrichis ici de planches inédites, ne prétendent pas faire l’histoire du jazz ; le profane y prendra donc autant de plaisir que le mélomane confirmé.

Tour à tour drôle ou nostalgique, ce portrait de l’artiste en amateur de jazz évoque librement la musique et tout ce qu’elle signifie pour ceux qui l’imaginent, qui la jouent, qui l’écoutent, ceux qui en vivent et ceux qui en meurent. La femme n’est jamais loin, muse parfois fatale. Avec un simple baiser, Blutch rend le plus bel hommage qui soit à Buddy Bolden, découvreur du jazz, et souligne la sensualité d’une musique, où la vibration de l’anche se prolonge en ligne de hanche. Inventant des équivalences graphiques au flot, à la force et aux dissonances d’un genre mouvant, basé sur l’improvisation, Blutch varie sans cesse son trait pour traduire aussi bien l’élégance et la légèreté d’un Stan Getz que la violence terrifiante et la puissance tellurique d’un Mingus.

En transposant sur le papier le toucher de Don Pullen ou de Sun Ra, il démontre que musique et dessin ont en commun le geste, le mouvement. Et aussi, en préservant l’émotion, le pouvoir de créer l’illusion de l’éternité. Alors, même si le piano de Duke Ellington s’est tu et Chet Baker a exhalé son dernier My Funny Valentine, on n’en a pas fini avec le jazz et le bleu de Miles Davis.

• Blutch
• Collection Solange
• 96 pages en couleur et noir et blanc
• 22 x 29 cm
• Couverture cartonnée avec dois toilé

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